Exposition : David Parenti, Marcello Caro

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Vernissage le jeudi 1 décembre à partir de 18h30
Exposition du vendredi 2 au mardi 13 décembre
Ouverture : du lundi au vendredi de 13h à 18h sauf mercredi et dimanche

Soirée spéciale projection film ‘PIERPAOLO’ réalisé par Miguel Angel Barroso avec David Parenti samedi 10 décembre, 20h30

Site web de David Parenti

« MARCELLO CARO… »

 avec Federico, Marlon et James

Après avoir exposé en 2014 au Bunkamura de Tokyo, avec des œuvres dédiées à Federico Fellini, Marlon Brando et James Dean, en 2015 à la Biblioteca Angelica de Rome pour le 40e anniversaire de la mort de Pier Paolo Pasolini, en 2016 au Festival du Cinéma de Fano et de nouveau à Rome pour les vingt ans de la mort de Marcello Mastroianni, Parenti présente une série d’œuvres dédiées au célèbre acteur de cinéma, avec un appendice sur Fellini l’enchanteur et les deux rebelles – Marlon et Jimmy.

Né à Gênes, l’artiste vit et travaille à Reggio Emilia. Il utilise essentiellement le crayon et des techniques mixtes sur papier, carton et bois de peuplier. À partir de photographies, il creuse dans le visage et fait ressortir les détails obtenant un résultat où la plasticité, les clairs et les obscurs font affleurer, d’une manière presque caravagesque, une réalité surprenante : un hommage, passionné et pénétrant, rendu (selon l’expression du grand réalisateur Carlo Lizzani à Parenti lui-même) « au mystère surtout d’un certain cinéma et de sa magie et ce, grâce aux images, mais également, et peut-être surtout, aux techniques et aux matériaux utilisés avec tant de sensibilité et imagination ».

Après Pasolini, Fellini, Brandon et Dean, c’est le tour de Mastroianni. Ce « beau jeune homme latin à l’air paresseusement disponible » (Claudio G. Fava), passe du théâtre (surtout avec Visconti) au cinéma. Il tourne plus de 135 films – la plupart dirigés par les plus grands réalisateurs de l’époque, dont Visconti. L’acteur a laissé des preuves indélébiles de son art sous le signe d’une expressivité qui, hors de toute méthode ou académie, est due à son naturel instinctif et à son sens de la mesure, comme le montre son adieu au théâtre et à la vie dans le personnage du vieil homme, essentiellement monologuant, qu’il interprète dans Les Dernières Lunes de Furio Bordon. La minutie flamande et la vision artistique baroque du style de David Parenti fascinent aussi bien le public que la critique.

Née sous l’égide du Pavé D’Orsay, l’exposition – ouverte jusqu’au 15 décembre – est parrainée par la commune natale de l’acteur, Fontana Liri, et par le Centro Studi Ricerca e Documenti Marcello Mastroianni. À cette occasion, sera présenté un livre publié par Don Quijote Editore, réalisé et illustré par David Parenti, contenant des textes signés par le critique Jean-Max Méjean, le réalisateur et écrivain Enrico Vanzina et le critique et cinéaste Miguel-Ángel Barroso. Ce dernier est d’ailleurs l’auteur d’un film-documentaire sur Pasolini, Pier Paolo, dont le personnage a été interprété par Parenti. Apprécié au niveau international, ce film-documentaire a participé, cette année, à de nombreux festivals de cinéma, remportant des prix, dont le Scandinavian International Film Festival comme meilleur film-documentaire, en  septembre dernier. Il sera présenté pour la première fois en France le 10 décembre prochain.

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Exposition : Jérémie Corbeau ‘Par-delà les lignes’. Du 3 au 15 novembre

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Vernissage le jeudi 3 novembre à partir de 18h30
Exposition du vendredi 4 au mardi 15 novembre
Ouverture : du lundi au vendredi de 12h à 18h sauf mercredi, et le samedi de 13h à 18.
Fermé le dimanche.

Site web Jérémie Corbeau

En photographiant des décors d’immeubles, des portraits et des scènes urbaines, Jérémie Corbeau développe un rapport singulier à l’espace et au décor de la vie quotidienne. Dans une démarche à la fois esthétique et philosophique, il interroge les notions de perception et ’interprétation de ce qui nous entoure. Photographies réalisées sans trucages.

Exposition Tarek Mourad, Anonymous Faces, 15-27 sept

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Vernissage le jeudi 15 septembre à partir de 18h30
Exposition du vendredi 16 au mardi 27 septembre
Ouverture : du lundi au vendredi de 12h à 18h sauf mercredi, et le samedi de 13h à 18. Fermé le dimanche.

« I often hear that I am a good story teller.  We tend to think that every good story must have a hero and a villain.  Normally the villains, as characters are much more interesting than the hero. Time is a merciless villain and it is the villain in the stories of my space-time characters. The fabric of space-time is a fairly new idea, about 100 years old.  If science still does not have a firm grasp of it, what better way does the common man have to explore it than through art?

For over 20 years, I have been dealing with these photographs that I took, mostly in down town São Paulo, for an exhibition at the time, called “Faces of São Paulo”.  The subjects of the photographs were people who had been excluded from our society and were dumped in the non-place.  For all of these years, I have been showing these photographs and telling these peoples’ stories trapping them in space-time making them immortal, eternal. These same photographs were the inspiration for all of the artwork show in this exhibition.

In many ways, somehow, someway, they borrow from me and I borrow from them. I come to a point were I can’t differentiate wether I am them, if they are me, If they ever existed or if they were all a figment of my imagination.  I see my beard getting white, I see my hair falling, I see age hitting me like a cement truck, yet my space-time characters don’t change and nothing changes for them. They are trapped in a loop.  Trapped in that space between two photograms in a reel of film.  My characters are all trapped in this cycle.  They are all holding hands, in a circle, ever moving.  As I work with each of these characters I constantly live the dialectical relation of knowing that every time I  attempt to break this cycle, I see myself closer and closer to them, until I am in the circle, with them, holding hands.

I become them and they become me. »

Tarek Mourad

Site web Tarek Mourad

Exposition : Netanel Morhan 15 – 27 sept

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Vernissage le jeudi 15 septembre à partir de 18h30
Exposition du vendredi 16 au mardi 27 septembre
Ouverture : du lundi au vendredi de 12h à 18h sauf mercredi
et le samedi de 13h à 18. Fermé le dimanche.

Site web Netanel Morhan

L’ironie veut que les descriptifs d’expériences de ‘sortie du corps’ font souvent appel à un image du corps lui-même qui se détache de son homologue physique. Le corps et l’expérience sont si fortement liés dans nos esprits que l’exercice de traduire cette expérience en peinture peinture requiert l’utilisation de l’image fantomatique comme substitut. Nous voilà devant deux corps, impossibles à discerner. La différentiation se fait souvent par la représentation de l’un tenu par les lois de la physique tandis que l’autre en est libre. L’esprit qui s’échappe du corps, est-il véridiquement libre, sans attaches ?

Les protagonistes des peintures de Natanel Morhan résident à haute altitude, dans des espaces froidement éclairés, profondément isolés du monde toxique en dessous. Le monde est ravagé par la dystopie en dehors de l’aquarium, représenté par un bureau, ou un appartement de luxe dans un gratte-ciel New Yorkais. A l’intérieur, ni les personnages ni leurs esprits en restent indemnes. Les deux sont piégés dans une cage dorée, discutant de leur sort.

Les tableaux sont exécutés de manière magistrale, dérivés de l’hyper-réalisme et du romantisme. Tout comme les héros romantiques, les personnages sont seuls, cherchant au fond de l’âme un remède pour leur mal-être. Couche après couche de verre symbolisent les degrés de séparation entre l’homme et l’objet de ses désirs. Les cascades de lumière émanant de ces surfaces lisses trompent l’œil et soulève la question : peut-on distinguer le vrai de l’image ?

Ironic that descriptions of « out of body » experiences often require an image of the body itself, departing its physical counterpart. Body and experience are so strongly intertwined in our minds that trying to paint the experience demands the ghostly image as its substitute. We are left with two impossible to discern. They are often differentiated by representing  one bound by the law of physics and the other free of them. Is the spirit escaping the body indeed free and unbound?

The protagonists of the surrealist paintings by Netanel Morhan reside in high altitudes, in coolly lit spaces that seem soundly insulated from the toxic world below. Dystopia ravages the world outside the aquarium that is an office or a penthouse in the New York City skyscraper. Within, neither the figures nor their spirits seem free of them. They are both trapped in gilded cage, discussing their fate.

The paintings are masterfully done, deriving from hyper-real painting and romanticism. Like romantic heroes, those portrayed in the paintings are alone, searching their souls for a remedy to their unrest. Layers upon layers of glass embody degrees of separation between them and the object of their desire. Light cascading from these smooth surfaces tricks the eye and illuminates the question, what is real and what is but an image?